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Sur la maquette de
Rome, le Colisée, AMPHITHEATRUM FLAVIUS,
face au grand Temple de Vénus et de Rome
et l'aqueduc de Claude "AQUA CLAUDIA"
Le Colisée de Rome est un haut lieu de martyr où moururent dans l'arène de nombreux chrétiens au cours des 3 premiers siècles de notre ère chrétienne. Dans cet article, Bibliorama présente la mentalité des romains fanatisés par les jeux du cirque, la violence et la mort et les horreurs qui se déroulaient dans cet amphithéâtre colossal.
Cet amphithéâtre s'appelle AMPHITHEATRUM FLAVIUS, surnommé le Colisée, à cause d'une statue colossale de Néron qui se tenait devant. Rome et la tradition des combats de gladiateursNous savons que déjà au IV° siècle av JC, les romains avaient adopté un rite religieux : c'était un devoir de rendre honneur aux morts de l'aristrocratie militaire en organisant pour leurs funérailles des combats à mort d'esclaves. C'était un culte proche du sacrifice humain. Ce rite fut transformé peu à peu en divertissement populaire. Ce goût du macabre fut récupéré par les consuls de la République qui, pour s'acquérir de la popularité, organisèrent les premiers jeux de l'amphithéatre, appelés "MUNERA". Il faut comprendre qu'à toutes les époques, les jeux de l'amphithéâtre étaient gratuits : ils étaient offerts au peuple par les Empereurs. Ce n'était pas un luxe mais un droit des citoyens romains. Les sommes colossales engagées pour réaliser ces jeux étaient confiées à des quêteurs spécialisés dans cette activité.
Le Colisée pouvait accueillir entre 50 000 et 80 000 personnes ! La loge centrale (5) était celle de l'empereur et les sénateurs, à sa droite (6) avaient leur siège de marbre gravé à leur nom. Les gradins (2) étaient réservés aux corporations de la ville : enseignants, marchands, Les nobles, les notables, les grands propriétaires avaient 14 rangées de sièges à leur disposition (3). Le peuple se tenait debout au POULAILLER (1) et les escaliers nombreux, les VOMITORIA, permettaient des évacuations rapides. Le Colisée était recouvert d'un système de baches (7), le VELUM, destiné à protéger les spectateurs du soleil. Ce système a été repris par les architectes d'aujourd'hui pour le Stade de France ! Les Romains étaient de géniaux bâtisseurs, c'est une vérité que l'on ne peut pas leur enlever ! Lorsque le Colisée fut inauguré par Titus en l'an 80 ap JC, il y eut 100 jours de spectacles non-stop ! Le matin et le soir se déroulaient les CHASSES, appelées FERAE: combats d'animaux fauves entre eux et combats entre hommes et ours.
A cette occasion, ce sont 50 000 bêtes fauves qui furent massacrées ! Il y avait aussi des numéros burlesques de dressage de fauves ou de démonstration d'animaux exotiques comme les girafes par exemple, appelées MERIDIANI. La piste en plancher recouverte de sable cachait un ingénieux système de cages, de couloirs et de trappes qui permettait de faire monter les bêtes sans aucun danger pour le public. L'après-midi était le temps fort des MUNERA : les combats de gladiateurs (4). Le Rétiaire
avait pour armes le filet et le trident de fer, le Thrace avait
un sabre et un bouclier, le Mirmillon un casque en forme de poisson
et une épée. Les MUNERA SIN MISSIONES étaient des combats extrêmement appréciés : les gladiateurs étaient des condamnés de droit civil qui devaient lutter jusqu'à extermination complète. Les vainqueurs combattaient les uns contre les autres jusqu'à la fin. Les vaincus étaient achevés d'un coup de massue ou avec un fer rouge. L'effervescence dans la ville de Rome était à son comble lorsque les jeux de l'amphithéâtre étaient annoncés : ils avaient lieu une ou deux fois par an et tous les paris et toutes les enchères étaient ouvertes. Des sommes pharamineuses circulaient en pariant sur l'issue des combats. Aussi, lorsque les combats avaient lieu, c'est le public qui criaient "à mort" mais le gladiateur devait attendre l'avis de l'Empereur, toujours présent à ces jeux : s'il baissait le pouce, le vaincu devait être mis à mort, si l'empereur levait le bras, c'est qu'il considérait que sa bravoure avait été suffisante et sa vie était épargnée. Un système étanche et une alimentation en eau via les immenses aquaducs de Rome permettaient aussi d'inonder la piste centrale pour donner des combats navals : les NAUMACHIES. Un spectacle particulièrement apprécié car les navigateurs étaient des esclaves et des criminels, tous destinés à mourir noyés sous les yeux du public !
C'est dans cette civilisation païenne qu'ont vécu les apôtres Pierre et Paul et les premiers chrétiens d'Italie. Combien le message de l'Evangile était éloigné de la mentalité de l'époque. Nous savons que l'Evangile fut d'abord accepté dans les classes maltraitées de l'Empire Romain, esclaves, gens du peuple, étrangers. En tant que condamnés de droit civil, pour avoir refusé le culte de l'Empereur, nombres de chrétiens furent massacrés dans les jeux de l'Amphitéâtre, livrés aux bêtes fauves. Sous Néron, les chrétiens furent persécutés après l'incendie de Rome de l'an 64 : Néron les fit empaler et après avoir été recouverts d'huile, ils servirent de torches vivantes dans les jardins de la villa impériale et de la ville !
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