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Intro : la Bible en chiffres

La Bible et la feuille d'impôts...

Adrien Bessaguet, qui fut un frère rempli de la sagesse de Dieu, disait que la Bible est comparable à une feuille d'impôts. L'homme raisonnable qui reçoit chez lui sa déclaration d'impôts à remplir ne la jetterait pas au panier ! Car il sait qu'il serait alors passible de lourdes pénalités fiscales. Pourquoi respecte-t-il la déclaration d'impôts ? Parce que derrière se cache l'autorité de l'Etat dont il est citoyen.

La Bible est l'ensemble des dispositions que Dieu a prises envers chaque homme pour lui assurer son salut. Derrière ce recueil de textes se cache l'autorité de Dieu. L'homme raisonnable étudiera la Sainte Bible avec soin car en elle se trouvent les conditions de son bonheur éternel.

Puisse cette exposition sur la Sainte Parole de Dieu te donner envie d'y plonger tes regards et ton coeur !

Avertissement de Bibliorama

L a première EXPO BIBLE de Bibliorama datait de l'an 2000 et comportait un certain nombre de contre-vérités véhiculées par les ouvrages classiques, que le Seigneur m'a appris à discerner depuis.

Dans cette expo, nous avons rejeté les déclarations de la critique textuelle moderne, catholique et oecuménique, qui accordent la prééminence à certains manuscrits bibliques corrompus. Nous avons choisi de nous baser sur les manuscrits du Texte Reçu (Texte massorétique hébreu et Texte Majoritaire gréco-byzantin grec) et sur la Bible elle-même dans toutes nos affirmations historiques (toutes nos citations sont extraites de la version Martin 1744).

Certains critiques contestent la Bible en disant par exemple que le livre de Daniel est postérieur à Esdras, que le livre d'Esaïe a été rédigé par plusieurs auteurs différents, ou encore que l'épître aux Hébreux n'est pas de Paul. Ils font mentir la Bible, que Dieu ait miséricorde de leur péché...

Dans cette expo, nous t'invitons, ami lecteur, à reconnaître la Parole de Dieu comme digne de foi, à lui faire confiance dans ses déclarations, à la chérir de tout ton coeur, car en elle se trouve la garantie de ton salut éternel.

Que Dieu te donne Sagesse et Intelligence dans ta connaissance des Saintes Ecritures, pour qu'elles te conduisent vers leur unique fondement : Jésus-Christ, la Parole de Dieu faite chair !

Romains 16:24  
La grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec vous tous, Amen !
25  Or à celui qui est puissant pour vous affermir selon mon Evangile, et selon la prédication de Jésus-Christ, conformément à la révélation du mystère qui a été tû dans les temps passés,
26  Mais qui est maintenant manifesté par les Ecritures des Prophètes, suivant le commandement du Dieu éternel, et qui est annoncé parmi tous les peuples pour les amener à la foi.
27  A Dieu, dis-je, seul sage, soit gloire éternellement par Jésus-Christ, Amen !

Paix du Seigneur !

Samuel de Bibliorama.fr

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La Bible en chiffres

66 livres

La Bible est une véritable bibliothèque. Le mot grec "Ta Biblia" ("les Livres"), utilisé par Jean Chrysostome (vers 400 ap JC) désigne l'ensemble des rouleaux de l'Ancien Testament (AT) et du Nouveau Testament (NT) :

¤ 39 livres écrits en hébreu entre le XIIIe et le IVe siècle av JC ont été recueillis par la tradition juive à l'époque d'Esdras et forment l'Ancien Testament,

¤ 27 livres écrits en grec au cours du 1er siècle de notre ère ont été recueillis par l'Eglise chrétienne pour former le Nouveau Testament.

   

1 189
chapitres

Les textes bibliques sont divisés en chapitres. Ce découpage n'a pas été conçu originellement par les auteurs mais a été introduit artificiellement au XVIe siècle, pour permettre une étude plus facile des passages bibliques. On trouve 929 chapitres dans l'AT et 260 dans le NT.
   

30 442
versets

C'est le nombre total de versets bibliques. Ce chiffre peut varier selon les versions imprimées, en fonction du découpage de certains psaumes qui incluent ou non les dédicaces.
Le découpage en versets est l'invention de l'imprimeur français Robert Estienne dans son édition de la Bible de 1555.
   

+ de 50
auteurs

Les auteurs de la Bible sont nombreux, parfois désignés par leur nom : La Loi de Moïse, les Psaumes de David, de Salomon, les écrits des prophètes tels que Esaïe, Jéremie, Ezéchiel, Daniel, les évangiles de Matthieu, Marc, Luc et Jean, les épîtres de Paul, Pierre, Jacques, Jude, etc.

Parfois, les livres sont attribués à des groupes, tels que le psaume 42 attribués aux enfants de Coré, ou les livres des Chroniques qui sont des annales traditionnelles du peuple juif.

   

1 300 ans
de rédaction

Si l'on veut croire la Bible, il faut admettre que le premier auteur saint est Moïse : c'est lui qui a transmis au peuple juif les premiers écrits de la Torah, la Loi de Dieu contenue dans les 5 premiers livres de l'AT : Genèse, Exode, Lévitique, Nombres et Deutéronome. Moïse a vécu aux environs des années 1280 av JC, et a conduit les Hébreux hors du royaume d'Egypte de Ramsès II (Livre de l'Exode).

Les derniers livres de l'AT ont été rédigés avant l'époque d'Esdras (soit aux environs des années 400-330 av JC), scribe inspiré par Dieu pour fixer le "canon" définitif (règle) des livres Juifs inspirés. Esdras lit les textes de la Loi définitivement fixés devant le peuple juif selon le livre de Néhémie (chapitre 8).

Pour le NT, les écrits s'échelonnent entre les années 50 et 90 du premier siècle. Le livre de l'Apocalypse semble être le plus récent, rédigé dans les années 95 par l'apôtre Jean.

   

366 langues

Sur les 6 858 langues, idiomes ou dialectes identifiés dans le monde, seulement 366 langues différentes possèdent une traduction intégrale de la Bible.
   

928 langues

C'est le nombre de langues ou d'idiomes qui possèdent une traduction partielle de la Bible, le plus souvent consacrée au NT. 1 500 autres traductions du NT sont actuellement en cours à travers le monde :

  • en Afrique il existe 119 traductions intégrales de la Bible et 424 traductions du NT,
  • en Asie, il existe 93 traductions intégrales de la Bible et 476 traductions du NT,
  • en Europe, il existe 58 traductions intégrales de la Bible et 193 traductions du NT.

Les linguistes estiment qu'il existe encore 2 000 langues parlées par des populations suffisamment nombreuses pour mériter d'avoir une traduction de la Bible. Par exemple, au Nord du Togo, le peuple Naodeba, fort de 150 000 âmes, a bénéficié d'une traduction du NT en langue locale par des missionnaires européens.

   

585 Millions
d'exemplaires

C'est le nombre de Bibles ou d'extraits de la Bible imprimés chaque année à travers le monde.


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Intro : la Bible en chiffres

L'Ancien Testament est un ensemble de livres saints exclusivement écrits en hébreu. Le terme "ancien testament" est une appellation chrétienne, qui fait référence au "Nouveau Testament" des Apôtres de Jésus-Christ. "Testament" est la traduction de "Alliance" : il s'agit donc de différencier "L'alliance première de Dieu avec le peuple juif (par la Loi - Torah)" et "l'Alliance nouvelle avec le peuple chrétien (par le salut par grâce offert par la mort de Jésus-Christ).

En fait, le corpus des textes hébreux est appelé par l'acronyme hébreu "TaNaKh" : ce mot est formé par la contraction nominale des 3 grands ensembles que forment ces livres : Torah (la Loi, transmise par Moïse), Neviim (les Prophètes), Ketouvim (les Ecrits). Il y a au total 34 livres dans le canon juif, tous les petits prophètes étant réunis dans le même livre chez les Juifs (mais cet ensemble fait 39 livres pour les chrétiens qui séparent les écrits des petits prophètes).

La Bible, par la plume de l'apôtre Paul, affirme que le peuple Juif a reçu de Dieu la mission de nous transmettre fidèlement les paroles saintes :

Quel est donc l'avantage du Juif, ou quel est le profit de la Circoncision ? Il est grand en toute manière; surtout en ce que les oracles de Dieu leur ont été confiés.
Romains 3:1-2

Soyons reconnaissant envers l'Eternel pour l'amour que les Juifs ont porté à leur héritage. Grâce à eux, nous possédons un grand trésor ! (Sur l'illustration de droite, lecture de la Torah au pied du Mur des Lamentations, à Jérusalem).

La frise verticale ci-contre présente les 22 lettres de l'alphabet hébreu. Chaque lettre a une valeur numérique. Les scribes pouvaient ainsi calculer la valeur mathématique de chaque ligne de texte pour vérifier la présence d'éventuelles erreurs de copies.

Rouleau traditionnelOn a retrouvé des parchemins qui comportaient parfois des parties grattées à l'endroit où le copiste avait dû corriger par-dessus.

Les parchemins, faits de peaux tannées et finement quadrillées au poinçon, étaient cousus ensemble et se déroulaient de droite à gauche, dans le sens de l'écriture hébraïque (sur l'illustration ci-dessus, un rouleau traditionnel déplié).

Le scribe, ou "Sofer" utilisait, selon le pays, un calame fait de roseau ou de plume d'oie, et se servait d'une encre très résistante (voir l'illustration ci-dessous).

Leur piété était telle que pour écrire le nom de Dieu YHWH, les sofer prenaient un calame neuf, se lavaient les mains et cassaient ensuite leur calame !

L'hébreu biblique est à l'origine une langue sans voyelle ni ponctuation. Il fallait donc un apprentissage avancé pour pouvoir l'écrire. Pour le lire, on faisait appel à sa mémoire en le "psalmodiant". Plus tard, les copistes introduisirent une signalétique spéciale pour les voyelles, afin de reconnaître plus facilement le sens des mots. L'hébreu moderne est né de cette conjugaison de signes.

Ci-dessous figure le tableau récapitulatif des écrits de l'Ancien Testament, avec la classification moderne faite par les chrétiens. Dans les éditions judaïques de la Bible, l'ordre et le nom des livres bibliques est complètement différents (Comparer par exemple avec la Bible du Rabbinat).

La Loi est composée des 5 livres donnés par Moïse, appelée Torah par les juifs et Pentateuque par les chrétiens (d'après le grec : "5 rouleaux" ).
Ce sont les livres fondateurs du culte voulu par Dieu, à travers lesquels Notre Seigneur annonce l'ombre des choses qu'il devait accomplir (Pour une étude spirituelle du lien unissant la Torah et le ministère de Jésus-Christ, on peut consulter le livre de John Alexander intitulé "L'Evangile selon Moïse", note : Bibliorama ne cautionne cependant pas tous les écrits de cet écrivain évangélique).

Les Ecrits (Ketouvim) regroupent les livres de sagesse et de poésie ainsi que les annales historiques du Peuple Juif. Parmi les livres de Sagesse, Job est vraisemblablement le plus ancien. Les 150 Psaumes furent rédigés sur une période imprécise. Les Proverbes, l'Ecclésiaste et le Cantique des Cantiques datent du roi Salomon.

Pour les autres écrits historiques et les livres des Prophètes (Neviim), nous avons dressé ci-dessous une chronologie détaillée qui replace les livres saints de l'AT dans une fresque où les personnages et les prophètes trouvent leur rang respectif.

Le rassemblement final des écrits de l'Ancien Testament datent de l'époque d'Esdras (années 400-330 av JC), contemporain de Darius, qui vécut probablement jusqu'à la conquête d'Alexandre le Grand, scribe conduit par Dieu pour fixer le "canon" définitif (c'est-à-dire la règle) des livres saints inspirés (lire les Livres d'Esdras et de Néhémie dans l'Ancien Testament).


Article basé sur les commentaires protestants
de la Bible de Genève de 1669

Définitions des mots canoniques et apocryphes

Canoniques veut dire : qui sont dans le "canon", dans la règle acceptée par tous. Ces livres et leurs doctrines donnent la règle infaillible et certaine de notre foi et de nos moeurs (Galates 16:16 et Philippiens 3:16).

Les livres canoniques de la Bible sont ceux qui sont considérés comme inspirés par Dieu (2 Timothée 3:16).

Les chrétiens considèrent que les saints auteurs de Dieu, les prophètes et les apôtres (Ephésiens 2:20) ont consigné à l'église comme d'une autorité incontestable et d'une infaillible vérité, la volonté de Dieu, par son ordre, et sous la conduite de son Esprit (2 Pierre 1:21) qui est l'Esprit de vérité (Jean 15:16 et 16:13).

Apocryphes, cela veut dire "cachés" : ce sont des livres qui ont été déclarés non-inspirés par Dieu et qui devaient être cachés pour ne pas être lus ni enseignés en public dans l'assemblée ou la synagogue. Cryptam désigne le lieu où étaient enfermés les livres canoniques dans les synagogues après le service religieux. Apo-Cryptam (apocryphes) désigne les autres livres qui ne devaient pas être conservés avec les livres saints.

Quels critères pour affirmer qu'un livre est canonique ?

1) Il doit être référencé dans l'inventaire :

Inventaire des juifs : Les juifs gardaient les livres divins de façon très rigoureuse : la liste des livres sacrés du vieux testament fut définitivement dressée par ESDRAS et les autres saints hommes de son temps, pour que la garde en fût plus assurée et la conservation plus inviolable, liste confirmée par l'historien juif du 1er siècle Josèphe dans son Livre III.

Inventaire des chrétiens : L'église chrétienne après eux récupéra ces mêmes livres et nous avons cette liste chez Saint Athanase en sa Synopse. Le canon fut également officialisé par Saint-Jean, le dernier des apôtres qui fit un semblable inventaire des pièces authentiques du nouveau testament à même fin ; cela pour prévenir qu'il ne s'y fit aucun changement par addition ou soustraction. Nous avons une liste de Mélito, évêque de Sardes envoyé en Orient qui dresse la liste du canon reçu au 1er Siècle. Puis nous avons le concile de Laodicée en 318 qui dresse la liste des livres acceptés universellement dans toutes les églises chrétiennes. C'est cette liste du TEXTE RECU qui a servi de base à toutes les traductions protestantes de la Bible depuis le XVI° siècle (1535 Olivétan).

2) Un livre juif doit être écrit en hébreu.

3) Un livre juif canonique doit dater d'avant Malachie, considéré comme le dernier auteur inspiré par la tradition judaïque.

4) Un livre canonique ne peut comporter d'erreur chronologique flagrante, de contre-vérité ou des contradictions avec les autres écrits canoniques.
 

Les livres Apocryphes
et leurs erreurs

Les livres dits Apocryphes sont aussi appelés DEUTEROCANONIQUES par les spécialistes catholiques.
Il s'agit de :

  • les 3° et du 4° livres d'Esdras,
  • Tobie
  • Judith,
  • La Sapience de Philon,
  • Ecclésiastique de Jésus Sirach,
  • Baruch,
  • 7 chapitres d'une addition au livre d'Esther,
  • quelques additions à Daniel, comme la prière de Azarias, et le cantique des trois jeunes hommes en la fournaise,
  • Histoire de Suzanne,
  • Histoire de Bel et du dragon,
  • Prière de Manassé,
  • Les 3 livres des Macchabées.

La tradition catholique a incorporé ces livres dans ses éditions de la Bible. Mais les protestants ont toujours refusé de les intégrer.

Voici les raisons que les protestants évoquent contre ces livres :

  • Aucun d'eux n'a été écrit avant le temps de Malachie.
  • Aucun d'eux n'a été écrit en hébreu.
  • Aucun d'eux ne fait partie du canon établi par Esdras.
  • Aucun d'eux n'est mentionné dans la liste chrétienne du Texte Reçu du Ier au IVe siècle.
  • Ils ont tous des erreurs grossières qui leur font dire des contre-vérités et qui les opposent aux écrits canoniques.

Erreurs dans le Livre de la Sapience de Philon :

En 9:7, l'auteur déclare être Salomon, or le texte est écrit en grec, de style grec et il mentionne un fait qui ne pouvait pas exister à l'époque de Salomon : en 4:2, l'auteur fait une allusion aux jeux de lutte et de course en usage seulement chez les païens 200 ans après Salomon !

En 8:19, l'auteur parle de lui comme s'il était né sans le péché originel, ce qui contredit ce que dit David en Ps 51:7.

Les spécialistes en ont déduit que le vrai auteur était un juif ayant vécu au 1er siècle de notre ère et qu'il ne fut pas disciple de Jésus. Nous avons une trace écrite qu'il a été envoyé en ambassade auprès de Caligula, l'empereur romain.

Erreurs dans le IVe livre d'Esdras :

Tissu de fictions ridicules tirées des rêveries de la tradition judaïque, comme par exemple en 6:49, histoire du béhémoth et du léviathan.

En 14:21, on affirme que tous les écrits saints ont été perdus et que Dieu a tout dicté à Esdras en 40 jours !

En 4:36, on affirme que les âmes des morts sont conservées dans des cachots souterrains, ce qui contredit 2 Rois 2, Ec 12:7 ; Mt 5:3 ; Lc 16:22, 2 Co 5:1.

Erreurs dans le Livre de Tobie :

En 12:15, un ange appelé Raphael déclare ensuite qu'il s'appelle Azarias de la race du grand Ananias en 5:15.

Cet ange mensonger prétend ensuite enseigner à Tobie comment chasser les démons avec une recette parfumée à base de poisson (6:5 et 8:2) ce qui contredit l'évangile et ressemble plutôt à des traditions orales du Talmud.

En 3:8, on nous raconte l'histoire du démon Asmodée qui assassine par jalousie et par dépit amoureux les 7 maris d'une femme nommée Sara.

Erreurs dans le livre de Judith.

Le texte prétend se dérouler à l'époque de Nabuchodonosor, mais aucune mention n'en est faite dans les livres des Chroniques ou dans ceux des Rois.

En 10:11 et 11:4, Judith se défend contre Holopherne et son peuple par une longue succession de mensonges (ce qui contredit le 9° commandement (Ex 20:16) et elle n'hésite pas à utiliser le nom de Dieu pour renforcer ses mensonges (11:4) ! Elle parjure le nom de Dieu contre le commandement de Ex 20:7.

En 9:13, Judith demande à Dieu de bénir ses mensonges et prend pour exemple le mensonge de Siméon en Gn 34:25 (or ce mensonge fut condamné par Jacob en Gn 49:5).

Erreurs dans l'Ecclésiastique de Jésus Sirach :

En sa préface, verset 5, l'auteur prie qu'on lui pardonne ses éventuelles erreurs car il relate des faits transmis par son grand-père : ce préambule est inconcevable chez un écrivain sacré inspiré par l'Esprit de Dieu.

Au verset 8 du prologue, son allusion au roi égyptien Evergetes contredit toute vérité historique dans les dates.

En 1:7 et 24:10, il déclare que la Sagesse de Dieu a été créée, ce qui contredit l'éternité de la sagesse en Pr 8:22.

En 3:3, l'auteur déclare qu'en honorant père et mère on expie ses péchés, et en 29:15 que l'aumône retire toute affliction, ce qui contredit Rm 3:24 sur la seule expiation valable qu'est le sacrifice de Jésus.

En 25:31, il enseigne qu'un homme peut répudier une femme qui ne lui plait plus, contre l'avis de Jésus en Mt 5:32 et 19:8.

En 46:22, l'auteur semble attester que Samuel fut ramené de la mort par la nécromancienne (Sa 28:11) : cela contredit la seule interprétation possible qu'il s'agissait en fait d'un démon : car la bible enseigne que nul mort ne peut revenir sur terre : Lc 16:27 ; Ap 14:13.

En 48:10, l'auteur affirme que le retour d'Elie se fera avant la venue du Messie, selon une tradition répandue parmi les juifs. Mais cela est en complète contradiction avec ce que dit Jésus en Mc 9:11.

Fresque chronologique des livres de l'Ancien Testament.







En conclusion, il est fondamental de rappeler que l'Eglise de Jésus-Christ trouve de nombreux enseignements spirituels dans les textes saints de l'Ancien Testament : David était "selon le coeur de Dieu", nous est-il dit (1 Rois 3:6, 9:4). Abraham, Isaac, Jacob, Job sont des exemples de foi que l'Apôtre Paul dans l'épître aux Hébreux prend pour modèles (chapitre 11).

La Généalogie de Jésus-Christ (Matthieu 1) nous rappelle que Dieu a aimé Rahab, la prostituée repentie (Josué 6:17/Mt 1:5), a pardonné David et Bath-Shéba (2 Sa 11), adultères repentis, a honoré Urie, victime innocente, a justifié Tamar, l'épouse trahie (Ge 38). Notre Seigneur leur a fait l'honneur d'être ses aieux dans la chair : c'est pour nous un puissant encouragement de voir en notre Dieu un juge miséricordieux, qui pardonne au-delà de nos désirs et nous restaure dans notre intégrité.

Dans le nouveau Testament, Jésus cite beaucoup de passages de l'Ancien Testament, et il fait souvent le lien entre le Messie annoncé dans l'AT et sa venue sur terre : au cours de sa vie ici-bàs, nul ne connaissait mieux l'AT que lui, et nul ne pouvait aussi bien l'expliquer que lui...puisque c'est son Esprit qui l'avait écrit !

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Intro : la Bible en chiffres

Le Nouveau Testament tire son nom du mot latin "Testamentum" qui signifie "alliance, contrat, dispositions". Le mot grec original est "diathèkè" que l'on retrouve sous la plume de Paul en Hébreux 9:14 et suivants. Dans ce passage, l'Apôtre nous explique que Christ, en mourant sur la croix, a accompli un Nouveau Testament, c'est-à-dire une nouvelle alliance, par rapport à l'ancienne alliance du peuple Juif. Le sang des taureaux et des boucs que les juifs offraient en expiation pour les péchés a été définitivement remplacé par un sacrifice sanglant parfait : celui de Jésus-Christ, mort ensanglanté sur la croix.

Le Nouveau Testament est un ensemble de 27 livres dont les écrits nous sont parvenus en grec. (sur l'illustration, une copie en grec des Evangiles, datant du VIIIe siècle ap JC, Bibliothèque de l'Université de Bâle).

Cependant il est clair que certains évangiles, dont celui de Matthieu et de Marc, ont été écrits premièrement en hébreu, car beaucoup d'expressions sont purement hébraïques. Certains spécialistes enseignent que c'est l'araméen qui était parlé par le peuple de l'époque de Jésus. Or, le Nouveau Testament nous dit que c'est bien en langue hébraïque que Paul a prêché au peuple juif (Actes 21:40 et 22:2). C'est en langue hébraïque que Jésus s'adressa à Paul sur le chemin de Damas (Actes 26:14), c'est en hébreu que l'inscription "Jésus-Christ Roi des Juifs" fut écrite sur la croix de Jésus (Jean 19:20).

Ce n'est qu'au cours de certains scènes parmi le peuple, comme en Matthieu 27:46, sur la croix, que Jésus s'est exprimé en langue syriaque, la langue populaire commune.

Les Livres du Nouveau Testament sont centrés sur la personne de Jésus-Christ :

  • Les 4 premiers livres sont les Evangiles qui racontent, sous forme de biographie détaillée, les principaux faits et gestes et enseignements de Jésus depuis sa naissance jusqu'à sa mort et sa résurrection.
  • Le livre des actes des Apôtres suit ces biographies de Jésus pour évoquer la naissance de la première Eglise chrétienne dans tout le bassin méditerranéen.
  • Puis, par classées suivant un ordre d'importance et de longueur, on trouve les épîtres de l'apôtre Paul, adressées à des églises pour leur enseigner la doctrine et les usages ecclésiastiques.
  • D'autres courtes lettres de Paul sont adressées à des particuliers.
  • Puis viennent les épîtres des autres apôtres, qui abordent eux aussi la doctrine de Jésus-Christ et les conseils aux chrétiens.
  • Enfin, le dernier livre de l'Apocalypse (Révélation, en grec) est le seul livre prophétique du NT : il annonce les choses qui doivent arriver à la fin des temps, avec le retour du Seigneur sur terre et le jugement dernier que Jésus accomplira sur tous les êtres humains de tous les temps !

Les auteurs du Nouveau Testament sont de situation sociale variée :

Ce tableau ci dessous récapitule la bibliothèque formée par les 27 écrits grecs du NT, suivi d'une courte présentation des écrivains du NT :

Matthieu, l'auteur du premier Evangile, fut un collecteur d'impôt, qui abandonna son poste pour répondre à l'appel de Jésus (Matthieu 9:9). Il fut l'un des douze apôtres.

Marc, l'auteur du second Evangile, fut un disciple des apôtres Paul et Pierre, celui-ci l'appelle "mon fils" (1 Pierre 5:13). Son premier nom était Jean, il était fils d'une chrétienne, Marie (Matthieu 9:9), et cousin de Barnabas (Colossiens 4:10). Il accompagna premièrement les apôtres Paul et Barnabas en mission. Puis, rejeté par Paul à cause d'un mauvais comportement (Actes 15:37), Marc fut l'assistant de Barnabas, puis de Pierre. Enfin, il redevint le collaborateur de Paul à la vie de sa vie (2 Timothée 4:11).

Luc, l'auteur du troisième Evangile et du livre historique des "Actes des Apôtres", fut le campagnon d'oeuvre de Paul (Philémon 1:24), sans aucun doute un lettré grec qui était médecin (Colossiens 4:14). Certains croient que l'allusion de Paul en 2 Corinthiens 8:18 le concerne : il aurait été un grand prédicateur de l'Evangile.

Jean, l'apôtre, est l'auteur de 5 livres : le quatrième Evangile qui porte son nom, 3 épîtres, et le livre de la Révélation (Apocalypse). C'était un simple pêcheur. C'est lui le disciple que "Jésus aimait", le plus jeune des douze apôtres, probablement, car il vécut le plus longtemps. Il était le frère de Jacques dit "le Majeur", (à ne pas confondre avec Jacques le mineur, frère de Jésus-Christ, l'un des principaux apôtres au Concile de Jérusalem - Actes 15:13, voir plus bas).

Paul, apôtre lui aussi, est l'auteur le mieux connu car il a rédigé le plus d'écrits : au total 14 épîtres, soit à des églises (aux Romains, 1 et 2 aux Corinthiens, aux Galates, aux Ephésiens, aux Philippiens, aux Colossiens, 1 et 2 aux Thessaloniciens), soit à des particuliers (1 et 2 à Timothée, à Tite, à Philémon). L'épître aux Hébreux est également de lui, cela nous est authentifié par le dernier verset qui est sa propre salutation autographe. Comparer les versets suivants :

    • La salutation qui est de la propre main de moi Paul, et qui est un signe dans toutes mes Epîtres, c'est que j'écris ainsi : Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec vous tous, Amen.
      2 Thessaloniciens 3:17-18  
    • Que la grâce soit avec vous tous, Amen !
      Hébreux 13:25
    • La grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec vous tous, Amen!
      Romains 16:24
    • Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec vous !
      1 Corinthiens 16:23
    • Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ, et la charité de Dieu, et la communication du Saint Esprit soit avec vous tous; Amen !
      2 Corinthiens 13:13
    • etc : toutes les épîtres de Paul finissent avec cette salutation spéciale...

Sur la Vie de l'Apôtre Paul et son ministère, visite l'expo de Bibliorama qui lui est spécialement consacrée (voir sommaire du site).

Pierre, apôtre lui aussi, est un simple homme du peuple, un pêcheur comme Jean. Il a été le responsable de l'évangélisation et de la conversion des juifs, tandis que l'Apôtre Paul se chargeait de la conversion des Gentils (Non-juifs). Il est considéré comme l'une des colonnes de la Nouvelle église de Christ (Gal.2:8). Et il est le seul homme qui ait marché sur l'eau à la rencontre de Jésus !

Jacques le mineur, (en opposition à l'autre apôtre Jacques le Majeur, frère de Jean, qui fut décapité (Act 12:2), a aussi écrit une lettre en tant qu'apôtre. Il a été une des colonnes de l'Eglise (Gal 2:8) en tant que chef de l'Eglise de Jérusalem (Actes 15:13 et 21:18), et il s'appelle lui-même "le frère du Seigneur" en Gal 1:19 ("frère" ici signifiant "cousin" car Jacques le mineur était fils de la soeur de Marie la mère de Jésus selon Jean 19:25). Il a assisté à la transfiguration de Jésus sur la montagne (1 Corinthiens 15:7). Il a été ami avec l'apôtre Paul (Gal 1:19). Sa lettre est l'une des plus énergiques du NT et les reproches et conseils qu'il adresse aux chrétiens sont toujours, bien sûr !, d'actualité...

Jude, enfin, est l'auteur d'une courte lettre. C'est le frère de Jacques le mineur. Comme son frère, son langage est très énergique pour prévenir les chrétiens des dangers du monde.

 

Tentative d'une chronologie de rédaction

Ce tableau ci dessous tente de replacer les dates de rédaction des livres du NT au cours du premier siècle de notre ère. C'est une chronologie difficile à établir car il y a peu d'indications précises dans les textes saints. A gauche le nom des empereurs romains avec (en rouge) les dates de leur accession au règne.

 

La profonde interaction de l'AT et du NT

On peut comprendre le Nouveau Testament sans connaître l'Ancien Testament. Mais le lecteur qui souhaite solidifier sa foi en Jésus tirera un grand profit en étudiant les liens qui unissent l'AT et le NT.

Voici par exemple une liste d'études bibliques possibles :

  • L'épître de Paul aux Hébreux explique le sens spirituel du sacrifice sanglant de Jésus-Christ à la croix en utilisant beaucoup de notions tirées de la Loi de Moïse.
  • Les 4 Evangiles incorporent de nombreuses prophéties de l'AT pour affirmer que Jésus-Christ les a toutes accomplies et qu'il est donc réellement le Messie annoncé par Dieu depuis la chute de l'homme et de la femme dans le Jardin d'Eden.
  • Le Livre des Actes des Apôtres, l'épître aux Galates, celle aux Romains, nous affirment que les chrétiens n'ont pas besoin d'accomplir les rigueurs de la Loi de Moïse (telles que la circoncision, le respect des fêtes et du calendrier juif, les ordonnances alimentaires, etc.). Cependant il y a quatre ordonnances simples qui doivent être respectées par les chrétiens (s'abstenir du sang, des animaux étouffés, des viandes sacrifiées aux idoles et de la fornication - Actes 15:20)
  • En comparant les livres de Matthieu (chapitres 24 et 25) et de l'Apocalypse avec les livres des prophètes Daniel, Esaïe, Zacharie ou Malachie, par exemple, le lecteur peut faire le lien entre un certain nombre de prophéties concernant la fin des temps.

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Intro : la Bible en chiffres

Code secret de la Bible : Est-il vrai ? Qu'en penser ?

Il faut distinguer deux "questions" différentes : il existe d'une part une structure numérique dans la Bible, c'est-à-dire un extraordinaire ordonnancement mathématique des lettres, des mots et des phrases. Ce phénomène prouve que les écrits bibliques ne sont pas le fruit d'une intelligence humaine. C'est la première partie développée dans cette page.

Depuis 5 ou 6 ans, il a aussi été grandement question d'un code secret, qui permettrait de découvrir dans la Bible le passé, le présent et l'avenir de l'Humanité. En dégageant de nouveaux mots à l'intérieur du texte hébreu, par la sélection de certaines lettres à intervalles réguliers, (par sauts de lettres), grâce à des procédures informatiques, le journaliste Drosnin a déclaré avoir découvert l'avenir du monde dans la Bible ! Est-ce un phénomène surnaturel propre à la Bible ? C'est la deuxième partie de notre explication, basée sur un article de www.paroledevie.org : (ce site fait partie des choix de liens à visiter de Bibliorama. Lire l'étude intégrale, fichier "A051_code_secret.pdf" => Clic.)

 

L'historique de ces découvertes et leurs publications

revue "Expériences"La revue chrétienne "Expériences" a été la première à publier en France la découverte sensationnelle faite par des rabbins et des chercheurs informaticiens israëliens sur la structure numérique de la Bible.

Dans cette revue, en janvier 1987 et janvier 1989, les pasteurs Yvon Charles et Jean-Marc Thobois avaient dressé un compte-rendu rempli d'exemples sur le travail en cours de réalisation en Israël. A l'origine, ce fut le Rabbi Ch. Weismandel qui annonça que le texte biblique hébreu fonctionnait avec une progression mathématique rigoureuse, véritable structure numérique.

A la fin de l'année 1988, les chercheurs israëliens Doron Witztum, Ilyas Rips et Yoav Rosenberg publièrent le résultat de leurs travaux (ci contre à gauche, la couverture de leur ouvrage en langue hébraïque).
Ils sont allés encore plus loin dans leurs affirmations en déclarant que le texte hébreu de la Bible permettait de découvrir le passé et le présent de l'humanité, à travers des codes informatiques calculés par ordinateur.

Livre de Michael DrosninL'expression "Code secret de la Bible" date de 1998 et elle est née sous la plume du journaliste américain Michael Drosnin qui a mené une première enquête entre 1995 et 1997, publiée en France chez Robert Laffont sous le titre raccoleur "La Bible : le code secret" (ci-contre à droite, la couverture de son livre).
Michael Drosnin a travaillé seul en suivant les explications du professeur Rips. Ce journaliste a prétendu que la Bible, écrite par une intelligence extraterreste, pouvait servir à prédire l'avenir. Après parution de cet ouvrage, les chercheurs israëliens ont récusé les propos du journaliste américain.

Trois ans plus tard, en juin 2001, ce journaliste publiait une nouvelle enquête sur le code secret de la Bible, suite aux attentats du 11 septembre 2001. Nous évoquerons en fin de page ces ouvrages pour mettre en garde contre la portée divinatoire et dangereuse de ces écrits journalistiques.

 

Une brève explication de la structure numérique de la Bible

Au siècle dernier, les travaux du Juif Goldberg et du chrétien Panin étaient passés inaperçus. Pourtant, ces deux savants avaient été les premiers à avoir l'intuition que le texte biblique était formé par une structure mathématique harmonieuse, qui prouvait l'inspiration divine de la Bible.

Dans le texte biblique hébreu et grec, chaque lettre possède une valeur numérale (A=1, B=2, etc) : ainsi, par exemple, en hébreu, le nom de Dieu "Eternel" forme le nombre 26 : YHWH = (Y=10 + H=5 + W=6 + H=5) = 26. Autre exemple, le mot "unique", qui est un qualificatif du nom de Dieu, forme le nombre 13. On trouve aussi des structures formées par le chiffre 7 et ses multiples, ou par les nombre 50 et 26, etc.

La structure numérique de la Bible se vérifie dans un texte biblique qui forme un tout homogène. Par exemple, dans le texte hébreu de Genèse chapitre 1:1-31 + chapitre 2:1-3, on trouve :

  • 7 x 5 = 35 fois le nom "Elohim" (Seigneur Dieu).
  • Le texte est divisé en 7 paragraphes formant les 7 jours de la Création.
  • Dans chaque paragraphe, les mots-clés (lumière, eau, ciel, animal) reviennent 7 fois.
  • Le mot "Terre" revient 3 x 7 = 21 fois.
  • Certains versets sont formés par des structures de 7 mots ou de 2 x 7 mots.
  • Le passage où Dieu bénit sa Création est formé de 3 phrases de 7 mots pour le 7e jour.

Les chercheurs ont établi trois lois de structure numérique biblique :

  • 1 - Dans un passage homogène, les mots-clés reviennent toujours 7 fois.
  • 2 - Quand il serait nécessaire de réemployer les mots-clés plus de 7 fois, la Bible ne le fait jamais. Elle en trouve d'autres, pour rester fidèle à la "loi des 7".
  • 3 - La "loi des 7" fonctionne avec les mots mais aussi avec des phrases entières : par exemple, en Exode, l'expression "L'Eternel parla à Moïse et dit" revient 42 fois, soit 6x7, réparties en deux séquences : 21 fois dans chaque douzaine de chapitres ! Cette loi régit aussi le nombre des lettres de certains versets (ex : Ge 1:2-3 = 5x7 mots).

Quelques exemples :

  • Dans le récit du déluge, voici des mots-clés séquentiels : "toute chair" x7 ; "arche" 2x7 ; "hors de l'arche" x7 ; "terre" x7.
  • Genèse 12:1-18 : "Abraham" 3x7 et "le pays" x7.
  • Genèse 21:22-34 : "Abraham" x7 et "Abimélech" x7.
  • Exode 17:8-16 : "Abraham" x7 et "Amalek" x7.
  • Nombres 33, 34, 35 : "ils partirent" 4x7 : "ils campèrent" 4x7 ; "pays" x7 ; "Jourdain" x7 ; "héritage" x7 ; "posséder" x7 ; "fils d'Israël" x7 ; "mer" x7 ; "frontières" 2x7 ; "tribus" x7 ; "sang" x7 ; "meurtrier" x7 ; "mort au meurtrier" x7 ; "jugement" x7.

es lois fonctionnent dans l'ensemble du Pentateuque et prouvent son unicité : le nom divin YHWH (code 26) est cité 1780 fois dans le pentateuque (soit 26x70) !

Ce phénomène est surhumain : des hommes ont essayé de créer un texte littéraire ayant une structure mathématique simple (3 mots-clés revenant 7 fois ou par multiples de 7) : il a fallu 6 mois pour écrire un texte de 10 lignes qui soit cohérent !

Les "savants" de la critique textuelle moderne affirment que le Pentateuque de Moïse aurait été rédigé à des époques variables par des auteurs différents selon les récits de la tradition orale : la structure numérique de la Bible nous prouve que ces arguments sont faux. Le Pentateuque est bien le fruit d'une écriture unique inspirée par Dieu.

Le code secret : comment ça marche ?

Le code secret fonctionne d'une façon spéciale : on place le texte biblique hébreu dans une grille séquentielle : chaque lettre occupe une case, il n'y a pas de ponctuation, ni d'espace. Puis, on programme l'ordinateur pour qu'il réalise des sélections de lettres à intervalles réguliers : une lettre choisie toutes les 50 cases = code 50 ; une lettre choisie toutes les 26 cases = code 26.

Les calculs sont infinis. Car on peut appliquer autant de codes que l'on veut à autant de portions souhaitées du texte biblique. Seul l'ordinateur permet ces calculs époustouflants. Les chercheurs israëliens ont appliqué ces méthodes à la Bible et ont publié des résultats troublants, dont nous donnons ici deux exemples parmi des dizaines d'autres :

  • Evocation de la Shoa : le code 153 appliqué au texte de Ge 10:9-26 ("Nemrod fut un grand chasseur devant l'Eternel") donnerait les mots "Allemagne", "Berlin", "adversaire", "nazi", "Hitler", "roi féroce" et "assassin". En Ge 8:20, apparaîtrait l'expression "il les extermine" et "carnage".
  • Evocation de la Bastille : à travers des tableaux basés sur le texte de la Genèse chapitres 38 à 44, les chercheurs ont trouvé les expressions "Louis", "France une révolution", "Bastille", "convention", "le sang du roi Louis", etc.

(Ci dessous, à titre d'exemple illustré, un des tableaux évoquant "la Bastille" dans le texte de la Genèse qui parle de la prison où fut jeté Joseph, esclave de Potiphar.)

exemple de tableau codé

 

Un code secret qui révèle le passé, le présent et l'avenir de l'humanité ?

A partir de ces techniques informatiques qui faisaient parler la Bible d'une façon nouvelle, le journaliste Michael Drosnin déclare que ses propres recherches avec les codes secrets lui ont révélé à l'avance l'assassinat de Yitzhak Rabin, le premier ministre israëlien tué en 1995. Malgré les avertissements qu'il avait envoyés au gouvernement israëlien, l'assassinat a eu lieu. Le journaliste a donc continué sur sa lancée et dans son premier livre de 1998, il annonçait des tremblements de terre, l'imminence d'une guerre mondiale, provoquée par des attentats terroristes et l'usage destructrice de la bombe atomique.

Après les attentats du 11 septembre 2001 à New-York, il a surenchérit dans ses déclarations à travers un second livre publié en juin 2002, intitulé "le compte à rebours a commencé" (ci-contre à droite, la couverture de son livre).

Deux questions se posent : Dieu a-t-il réellement voulu révéler l'avenir à travers ces codes secrets ? Les codes secrets fonctionnent-ils avec d'autres livres humains ?

Pour répondre à la première question, nous disposons de la Bible, parole de Dieu révélée, pour connaître la volonté divine. Dieu nous commande expréssement de ne pas recourir aux techniques de divination. Elles sont une abomination à ses yeux, un péché qui conduit à la mort :

Vous ne mangerez rien avec le sang. Vous n'userez point de divinations et ne pratiquerez point de magie.
Lévitique 19:26

Lorsqu'il se trouvera un homme ou une femme évoquant les esprits ou se livrant à la divination, ils seront punis de mort; on les lapidera: leur sang sera sur eux.
Lévitique 20:27

Il y a une grande différence entre l'Esprit prophétique qui donne à certains serviteurs de Dieu des paroles de connaissance sur l'avenir, et les déclarations d'un journaliste incroyant qui voit dans les écritures bibliques l'expression d'une intelligence extraterrestre !

Pour répondre à la seconde question : "les codes secrets fonctionnent-ils avec d'autres livres humains ?", il faut demander aux spécialistes du monde entier qui ont étudié ce phénomène après les résultats des premiers chercheurs israëliens. L'article de Henri Viaud-Murat sur www.paroledevie.org dresse un compte-rendu complet des études réalisées depuis 5 ou 6 ans (lire l'étude intégrale, fichier "A051_code_secret.pdf" => Clic.).

Il ressort de ces études que les codes secrets fonctionnent parfaitement avec d'autres ouvrages littéraires humains :

  • (extrait de l'article "A051_code_secret.pdf") Le 9 juin 1997, Michael Drosnin avait déclaré, dans le magazine Newsweek : "Si ceux qui me critiquent parviennent à trouver dans Moby Dick (le célèbre roman d'Herman Melville) un message codé annonçant l'assassinat d'un Premier Ministre, je les croirai !" Il a été pris au mot par le Professeur Brendan McKay, qui a étudié le texte anglais de Moby Dick, et qui est parvenu à prouver, d'une manière indiscutable, que ce texte contenait, de manière codée, exactement comme dans la Bible, l'annonce des assassinats :
    • - D'Indira Gandhi, Premier Ministre de l'Inde.
    • - De René Moawad, Président du Liban.
    • - De Léon Trotski.
    • - De Martin Luther King.
    • - Du Chancelier Autrichien Dollfuss.
    • - De John F. Kennedy.
    • - De Robert Kennedy, avec mention du nom de son assassin, Sirhan Sirhan.
    • - D'Abraham Lincoln.
    • - De Yitzhak Rabin.

À chaque fois, la "prédiction" de ces assassinats était associée à tout un ensemble de mots "codés" révélant des noms de personnages ou des détails associés à ces assassinats, et se trouvait "accrochée" à un passage du texte en clair qui était cohérent avec la prédiction ! Brendan McKay a même trouvé dans Moby Dick l'annonce codée de la mort de Lady Diana, avec le nom de son amant Dodi et celui du chauffeur du véhicule !

Les chercheurs en ont conclu que les codes secrets fonctionnent "normalement" selon les lois du hasard codifiées par la science des statistiques : plus le texte de base est long, plus les mots recherchés sont cours et plus les chances de faire "parler" le texte avec des codes secrets est grand.

Plus encore, les chercheurs ont réussi à faire mentir la Bible avec des codes secrets ! Certains codes formaient des phrases qui disaient que "Jésus est Satan", par exemple...

En conclusion, la sagesse et la prudence nous conseillent de rejeter toute foi en ces codes secrets soit-disant bibliques : ils entraînent les gens vers un esprit de divination et font de la Bible un livre ésotérique comme les écrits de Nostradamus.

Conclusion de Bibliorama sur ce soi-disant code secret

Les prophéties "explicites" et claires contenues dans les Saintes Ecritures suffisent à prévenir les hommes que les temps de la fin sont proches (Apocalypse 22:10), que Christ revient bientôt (Apocalypse 22:20) et qu'il faut se tenir prêt à la rencontre avec Dieu (Amos 4:12). Dieu a prévu un jugement pour chacun (1 Pierre 1:17), et il invite à la repentance (Actes 3:19), à l'obéissance (Hébreux 5:9) et à la sanctification (Jacques 4:8) chaque homme et chaque femme qui veut être gratuitement sauvé par Jésus-Christ (Romains 6:23).

Que le message de l'Evangile de Christ est simple, puissant et efficace !

 
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Intro : la Bible en chiffres

Qi le début de la rédaction de la Bible remonte à plus de 3000 ans ! (avec les écrits de Moïse vers 1250 avant JC), les manuscrits les plus anciens en notre possession ne sont pas aussi vieux. Il a fallu que génération après génération, des hommes, les Scribes, copient et recopient, sans faute, les Textes sacrés.

Dans cet héritage transmis sous la direction de Dieu, on peut distinguer deux ensembles distincts : les manuscrits de l'Ancien Testament, tous en hébreu, et les manuscrits du Nouveau Testament, tous en grec.

Manuscrits de l'Ancien Testament

Les Copistes hébreux, ou "Massorètes"

En hébreu, "tradition" se dit masorah ou masorèth. Vers le VIème siècle de notre ère, on a donné le nom de massorètes (en hébreu, Baalei Hamasorah, "Seigneurs de la tradition") à ceux qui étaient chargés de copier fidèlement les Écritures hébraïques. On appelle donc textes massorétiques les copies qu’ils ont réalisées. Ils travaillaient avec un soin extrême en mettant au point diverses techniques de vérification comme le comptage numérique des lettres hébraïques qui ont une valeur de chiffres. Dans leur souci de ne rien oublier du texte biblique, ils comptabilisaient non seulement les mots, mais aussi les lettres. Un travail immense puisqu'il recensèrent 815 140 caractères dans les Écritures hébraïques.

Le terme hébreu sophér signifiant "copiste" évoque l’idée de compter ou de recenser. Les Massorètes repérèrent la lettre médiane du Pentateuque [les cinq premiers livres de la Bible], la section centrale de chaque livre, et ils signalèrent le nombre d’occurrences de chaque lettre de l’alphabet dans l’ensemble des Écritures hébraïques. Il se peut d’ailleurs que cette méthode efficace ait été employée longtemps avant eux par d’autres copistes qui désiraient également se garder de toute faute. (sur l'illustration, une main de lecture, utilisée dans les Synagogues juives, pour lire le texte sacré sans toucher le rouleau avec les mains).

Jésus faisait sans doute allusion à cette pratique quand il a dit dans son Sermon sur la montagne:

Car je vous dis en vérité, que jusqu'à ce que le ciel et la terre soient passés, un seul Iota, ou un seul trait de lettre ne passera point, que toutes choses ne soient faites. Matthieu 5:18.

Les Massorètes, en activité du IIe au IXe siècle, étaient bien conscients que la reproduction du texte de la Bible était sacrée.

Parmi eux, une famille de copistes de Tibériade, près de la mer de Galilée, fut la plus célèbre connue sous le nom de Ben Asher. On a pu établir que cette seule famille a produit cinq générations de massorètes, à compter d’Asher l’Ancien au VIIIème siècle de notre ère. Les autres sont Néhémie Ben Asher, Asher Ben Néhémie, Moïse Ben Asher et enfin, au Xème siècle, Aaron ben Moïse Ben Asher.

Ces hommes étaient à la tête d’une entreprise visant à arrêter un système d’indices graphiques qui rendrait au plus près ce qu’ils pensaient être la bonne prononciation du texte biblique hébreu. Pour mettre au point ces indices, il leur fallait définir les bases du système grammatical de l’hébreu, travail qui, jusqu’alors, n’avait jamais été entrepris. Aussi pourrait-on ranger les massorètes parmi les premiers grammairiens de l’hébreu. (Sur l'illustration de droite, le papyrus de Nash (IIe siècle av. J.-C.) contient une portion du texte massorétique, en particulier les Dix Commandements).

Le codex d'Aleppo est peut-être la toute première copie complète du texte massorétique dans un manuscrit et date du Xe siècle.

Une autre source d'Ecrits pour l'Ancien Testament : La Septante, LXX

La Septante (LXX, latin : Septuaginta) est une traduction de la Torah en langue grecque, qui aurait été réalisée par 70 personnes (ou 72 selon les traditions) à Alexandrie, pour les juifs qui y étaient alors relativement nombreux, à la demande des autorités grecques. Ceci est rapporté dans la Lettre du pseudo-Aristée, qui ne présente pas de garanties d'authenticité historique. Une légende postérieure veut que ces 70 érudits aient tous traduit séparément l'intégralité du texte, et qu'au moment de comparer leur travaux, on se soit aperçu avec émerveillement que les 70 traductions étaient identiques.

Par extension, on appelle Septante la version grecque ancienne de la totalité des Écritures bibliques (l'Ancien Testament chrétien), avant que le judaïsme ne se replie sur le texte hébreu et des traductions grecques plus proches dudit texte. Plusieurs manuscrits de la Septante nous sont parvenus. Quelques différences existent entre ces différentes versions. Il convient de noter que quatre codices complets écrits en onciales existent : * Le codex vaticanus * Le codex sinaiticus * Le codex alexandrinus * Le codex venetus. De nombreuses autres versions en minuscules existent.

Les manuscrits de Qumrân

Avec la découverte des manuscrits hébreux et grecs de Qumrân en 1947, à 20 km à l'est de Jérusalem (sur l'illustration, les grottes de Qumrân), qui apparaissent comme les restes d'une bibliothèque ayant appartenu à une secte juive, généralement identifiée à celle des « Esséniens », on atteste que la LXX (Septante) était acceptée comme texte biblique, à côté des textes hébreux.

Le plus ancien texte biblique, trouvé à Qumrân, est probablement un fragment d'un rouleau des livres de Samuel, datant de la fin du IIIe siècle av. J.-C. La découverte majeure de Qumrân est le rouleau d'Ésaïe A, devenu mondialement célèbre. C'est le plus ancien manuscrit hébreu complet connu d'un livre biblique : le livre d'Ésaïe. Le texte est écrit en 54 colonnes sur 17 feuilles de cuir cousues ensemble bout à bout, d'une longueur totale d'environ 7,30 m. Il a été confectionné au IIe siècle av. J.-C. (Ci-dessous à droite, un fragment d'un manuscrit de Qumrân.)

Qumrân a révélé des formes qui expliquent la traduction des LXX : certains passages, jusqu'à présent considérés comme des erreurs ou des amplifications dues aux traducteurs, reçoivent désormais l'appui d'un support hébreu prémassorétique. Des travaux de comparaison entre les textes hébreux de Qumrân et la LXX, d'autant plus que des similitudes d'interprétation sont également relevées entre certains écrits de la secte des Esséniens et la LXX. On peut remarquer que le grec utilisé dans la Septante renferme de nombreuses tournures sémitiques et présente le phénomène de l'attraction. Certains pensent que la Septante est donc sans doute plus proche de l'original que le texte peut-être assez tardif des Massorètes (IXe siècle après JC).

 

Manuscrits du Nouveau Testament

Les copistes grecs du Nouveau Testament sont divisés en deux origines

1er corpus grec : Le texte Majoritaire et ses origines byzantines

n distingue deux corpus de textes grecs du Nouveau Testament bien distincts. Le premier fut établi à partir de manuscrits grecs du Nouveau Testament, provenant de ce que nous appelons aujourd'hui la tradition «Byzantine». Ce sont des manuscrits issus des copistes de l'Eglise ancienne de la région de Byzance (actuelle Turquie) où les premières églises furent fondées du temps de l'apôtre Paul, au premier siècle de notre ère. On nomme cet ensemble "le Texte Majoritaire" car il y a beaucoup de copies à comparer entre elles. Les premiers spécialistes qui ont mis au point le Texte grec définitif remontent au XVIe siècle : il s'agit de l'héritage du Cardinal Ximenes de l'école espagnole, d'Erasme de Rotterdam, de Robert Estienne, de Théodore de Bèze, des Elzevirs, de John Owen, et de David Martin. Tous ces spécialistes considéraient que Dieu avait veillé à la transmission du Texte Saint et que celui-ci ne pouvait donc être "traité" comme n'importe quel autre écrit humain. Avec les imprimeurs hollandais Elzevirs, on a fini par appeler cette version du NT grec "le Textus Receptus", Texte reçu (de la tradition byzantine).

Au XIXe et XXe siècle, les spécialistes qui ont établi les versions du Texte reçu sont : John William Burgon, T. R. Birk, E. Miller, F. H. A. Scrivener, Edward F. Hills, Wilbur N. Pickering, Theodore P. Letis, Jakob van Bruggen.

Le texte traditionnel grec du Nouveau Testament est aujourd'hui à nouveau disponible en librairie dans l'édition établie par les soins de Zane Hodges et de A. Forstad, Z. Hodges et A. Forstad, The Greek New Testament According to the Majority Text (Nashville, Ten.: Nelson). (Sur l'illustration, encrier et calame des copistes de l'époque du NT pour écrire sur papyrus ou parchemin).

Les lecteurs français peuvent lire des traductions basées sur le Texte reçu dans les versions des Bible Martin, Bible Ostervald et Bible Segond révisé par la TBS (société biblique, Trinitarian Bible Society). Il y a aussi la toute nouvelle Bible Segond 21, de la société biblique de Genève, qui vient de publier le NT basé sur le Texte Majoritaire, et qui finira la traduction de l'AT en 2008 : quelle bonne nouvelle !

Le Texte majoritaire offre une forte cohérence entre les nombreuses copies disponibles

L'immense majorité des manuscrits du Texte Reçu sont d'accord entre eux de 80 à 90%. Par exemple ce passage :

1Timothée 3:16
"Et sans contredit, le mystère de la piété est grand, savoir, que Dieu a été manifesté en chair, justifié en Esprit, vu des Anges, prêché aux Gentils, cru au monde, et élevé dans la gloire. (version Martin)

Plus de 300 manuscrits grecs du Texte Majoritaire lisent «Dieu» tandis que seulement 11 ont une autre lecture. Sur ces 11, deux ont une lecture particulière, deux ont une troisième lecture et les sept autres sont d 'accord pour lire «qui». Ainsi nous devons juger entre 97% et 2%, entre «Dieu» et «qui». Il est difficile d'imaginer une quelconque série de circonstances dans l'histoire de la transmission des manuscrits qui aurait pu produire un renversement aussi cataclysmique des probabilités nécessaire à l 'imposition de «qui» comme lecture correcte.» W. Pickering, op. cit., 118-119.

2eme corpus grec : le texte minoritaire et ses origines égyptiennes

Le second ensemble de Textes Grecs du NT, qu'on appelle couramment «éclectique», a pris son envol principal à partir de la découverte par Tischendorf, en 1859, d'un texte très ancien du Nouveau Testament "le codex Sinaïticus" découvert dans un monastère orthodoxe au pied du Mont Sinaï. Cette trouvaille fut confortée par la mise en lumière, à la même époque, d'un manuscrit de type semblable "le codex Vaticanus" lui aussi issu de la tradition «alexandrine» des manuscrits du NT. L'Origine de ces copies est donc égyptienne. Comme ces copies sont plus anciennes que celles du Texte Majoritaire, les traductions actuelles se basent sur elles : on appelle ces textes "le Texte minoritaire" car il y a peu de copies à comparer entre elles. (Sur l'illustration de gauche, l'un des plus vieux fragments de manuscrits grecs du NT, datant du IVe siècle de notre ère, extrait d'un passage de Jean)

Les spécialistes qui, au XIXe siècle ont étudié et mis au point les versions définitives du Texte minoritaire ont placé le Nouveau Testament sur le même plan que n'importe quel autre livre humain, ne croyant pas que Dieu avait veillé à la transmission de sa Parole. Ces hommes célèbres, critiques textuels, sont Lachmann, Tischendorf, Tregelles, Wescott, Hort, Nestle, Aland, Metzger, etc. Les Bibles actuelles (Bible de Jérusalem, TOB, Bible Segond, Bible Darby, Bible Osty et Crampon, Bible Synodale, Bible en français courant, Bible de la Pleaïde, Bible Bayard, Nouvelle Bible Segond, Bible de Maredsous, etc) sont toutes basées sur les travaux de ces hommes (Texte grec de Nestle-Aland pour la plupart, ou texte grec de Wescott et Hort pour la Traduction du Monde nouveau des Témoins de Jéhovah).

Pour conclure, sache que les différences entre les traductions basées sur le Texte Majoritaire et les traductions basées sur le Texte minoritaire sont nombreuses et parfois importantes sur le plan de la doctrine Chrétienne. Je te renvoie à mon étude "le scandale des Bibles New-Age" qui relève les différences et donnent des éclaircissements sur ces problèmes de traduction et leurs origines.

 
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Intro : la Bible en chiffres

Qomme nous l'avons vu dans le chapitre prédédent, il existe à notre disposition un certain nombre de corpus bibliques de textes hébreux et grecs, parfois ici et là différents les uns des autres. Il faut donc que les traducteurs de la Bible choisissent une base de travail. J'ai déjà précisé à quelles grandes familles de corpus bibliques les traductions modernes de la Bible en français se sont attachées :

Texte Majoritaire : les lecteurs français peuvent lire des traductions basées sur le Texte reçu d'origine byzantine, dans les versions des Bible Martin, Bible Ostervald et Bible Segond révisé par la TBS (société biblique, Trinitarian Bible Society). Il y a aussi la toute nouvelle Bible Segond 21, de la société biblique de Genève, qui vient de publier le NT basé sur le Texte Majoritaire, et qui finira la traduction de l'AT en 2008.

Texte minoritaire : les autres Bibles actuelles (Bible de Jérusalem, TOB, Bible Segond, Bible Darby, Bible Osty et Crampon, Bible Synodale, Bible en français courant, Bible de la Pléaïde, Bible Bayard, Nouvelle Bible Segond, Bible de Maredsous, etc) sont toutes basées sur les textes d'origine alexandrine (Texte grec de Nestle-Aland pour la plupart, ou texte grec de Wescott et Hort pour la Traduction du Monde nouveau des Témoins de Jéhovah).

Comment traduire les expressions ?

L'autre choix qui incombe aux traducteurs est la façon de traduire les expressions des textes originaux : soit une traduction littérale, soit une traduction dynamique.

Traduire littéralement, c'est suivre le texte original à la lettre, en gardant l'ordre des mots, en respectant les conjugaisons, les redites, les tournures de langue hébraïque ou grecque. Par exemple, dans la traduction littérale de David Martin (1744), le texte grec est respecté à la lettre :

Alors il lui demanda: comment te nommes-tu ? Et il répondit, et dit: J'ai nom Légion; parce que nous sommes plusieurs. Marc 5:9 - David Martin 1744

Dans cet extrait, nous avons la répétition originale du texte grec qui donne deux verbes de parole "répondre" et "dire". Dans certaines traductions littéraires, on supprimera ces redites pour rendre le texte plus correct en grammaire moderne et on ajoutera des pronoms, par exemple :

Et, il lui demanda: Quel est ton nom? Légion est mon nom, lui répondit-il, car nous sommes plusieurs. Marc 5:9 - Segond 1910

On peut aller plus loin, en adoptant une forme dynamique, en changeant le temps des verbes conjugués et en changeant formes nominales, pronominales et verbales.

Il l'interrogeait: "Quel est ton nom?" Il lui répond: "Mon nom est Légion, car nous sommes nombreux." Marc 5:9 - Tob

Jésus demande à l'homme : -- Comment t'appelles-tu ? Il lui répond : -- Je m'appelle Armée, parce que nous sommes nombreux. Marc 5:9 - Français fondamental.

Peut-on changer la doctrine de la Bible ?

L'inquiétude légitime pour tout chrétien qui souhaite baser sa vie sur la Bible, c'est de disposer d'une traduction qui respecte la doctrine de La Bible. C'est là le point le plus épineux dans les choix du Traducteur !

Prenons un exemple de traduction entre une traduction littérale et une traduction dynamique :

Genèse 2:26
Traduction Nouvelle Bible Segond 2002: Dieu dit: Faisons les humains à notre image, selon notre ressemblance, pour qu'ils dominent sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur toutes les bestioles qui fourmillent sur la terre.

Traduction Martin 1707 : Puis Dieu dit: Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu'il domine sur les poissons de la mer, et sur les oiseaux des cieux, et sur le bétail, et sur toute la terre, et sur tout reptile qui rampe sur la terre.

Le texte hébreu donne un pluriel pour le verbe "dominer" : les traducteurs de la NBS considèrent que le sujet du verbe doit donc être un pluriel général, les humains. David Martin considère qu'il s'agit d'un pluriel en relation avec les termes "mâle et femelle" selon le verset 27 suivant (il les créa mâle et femelle). Avec la traduction moderne de la NBS, l'acceptation de la théorie évolutionniste est possible.

Selon la NBS, on peut penser que l'évolution de l'homme est possible selon Darwin, et douter que Adam a été le premier homme selon la Bible :

Actes 17:26
NBS : D'un seul être il a fait toutes les nations des humains, pour que ceux-ci habitent sur toute la surface de la terre, dans les temps fixés et les limites qu'il a instituées;

Mais dans 5 versions différentes, le lecteur trouve un autre choix de traduction bien différente :

Martin 1707 Et il a fait d'un seul sang tout le genre humain, pour habiter sur toute l'étendue de la terre, ayant déterminé les saisons qu'il a établies, et les bornes de leur habitation:

King James 1779 And hath made of one blood all nations of men for to dwell on all the face of the earth, and hath determined the times before appointed, and the bounds of their habitation;

Segond 1910 Il a fait que tous les hommes, sortis d'un seul sang, habitassent sur toute la surface de la terre, ayant déterminé la durée des temps et les bornes de leur demeure;

Ostervald 1744 Et il a fait d'un seul sang toutes les races des hommes, pour habiter sur toute la face de la terre, ayant déterminé la durée précise et les bornes de leur habitation;

Darby 1885 et il a fait d'un seul sang toutes les races des hommes pour habiter sur toute la face de la terre, ayant déterminé les temps ordonnés et les bornes de leur habitation,

En lisant ces versets de traductions plus anciennes, nous pouvons être certains que l'humanité est née toute entière d'un même sang, celui d'Adam, être humain...

Pour conclure ce chapitre sur les dangers des traductions, citons un dernier exemple :

Matthieu 26:32
Traduction David Martin 1707 : (Jésus dit aux disciples :) Mais après que je serai ressuscité, j'irai devant vous en Galilée.

Traduction NBS : (Jésus dit aux disciples :) Mais après mon réveil, je vous précèderai en Galilée.

Matthieu 28:6
Traduction David Martin 1707 : (L'ange dit aux femmes :) Il n'est point ici; car il est ressuscité, comme il l'avait dit; venez, et voyez le lieu où le Seigneur était couché.

Traduction NBS : (L'ange dit aux femmes :) Il n'est pas ici ; en effet, il s'est réveillé, comme il l'avait dit.

Sous prétexte d'adopter une traduction dynamique qui cherche à rendre l'idée que la langue grecque véhiculait il y a 2000 ans à l'époque de Jésus, les traducteurs de la Nouvelle Bible Segond ont modifié la doctrine de la mort de Jésus sur la croix : Jésus n'est pas ressuscité mais il s'est réveillé ;il n'est pas mort, mais il dormait...

Ce passage devient donc inutilisable pour enseigner que Christ est mort pour nos péchés : L'Islam nie que Jésus ait été crucifié mais il enseigne qu'un sosie humain a pris sa place sur la croix. Le Bouddhisme enseigne qu'il faut parvenir à l'Eveil pour atteindre un état de plénitude et de salut ! Qu'à cela ne tienne, avec la traduction de la NBS, plus de problèmes de doctrines avec les musulmans ou les bouddhistes, Bouddha fut le Grand Eveillé, Jésus devint le Grand Réveillé !

Pour en savoir plus sur les pièges des traducteurs

En conclusion, je t'invite à lire attentivement mon expo "Scandale des Bibles New-Age" pour déjouer les pièges contenus dans les nouvelles traductions de la Bible et reconnaître le vocabulaire choisi par la secte du New-Age pour altérer la Bible dans les générations qui viennent. Si nous ne sommes pas attentifs à cela, nos petits-enfants seront perdus dans des fausses doctrines dans moins de 50 ans !

Heureusement, Dieu veille sur Sa Sainte Parole, et il lèvera à chaque génération, des hommes et des femmes qui oeuvreront pour préserver l'intégrité de la Bible.

 
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Intro : la Bible en chiffres

Qourquoi donc la Bible a-t-elle été écrite et entretenue par des milliers de générations d'hommes et de femmes ? Parce que Dieu veut que chacun connaisse Jésus-Christ, selon ce qu'écrit l'apôtre Jean :

Jean 20:31
Mais ces choses sont écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu'en croyant vous ayez la vie par son Nom.

Que ce soit dans l'Ancien Testament du peuple juif, ou dans le Nouveau Testament du peuple chrétien, l'unique fondement de la Bible est la personne de Jésus-Christ.

L'Ancien Testament annonce la venue du Messie, un Roi venu de Dieu pour former un Royaume indestructible.

Psaume 2:7-12
Je vous réciterai quel a été ce sacre; l'Eternel m'a dit: tu es mon Fils, je t'ai aujourd'hui engendré. Demande-moi, et je te donnerai pour ton héritage les nations, et pour ta possession les bouts de la terre.  Tu les briseras avec un sceptre de fer, et tu les mettras en pièces comme un vaisseau de potier.  Maintenant donc, ô Rois! ayez de l'intelligence; Juges de la terre, recevez instruction.  Servez l'Eternel avec crainte, et égayez-vous avec tremblement.  Baisez le Fils, de peur qu'il ne s'irrite, et que vous ne périssiez dans cette conduite, quand sa colère s'embrasera tant soit peu. Ô que bienheureux sont tous ceux qui se confient en lui!

Le Nouveau Testament révèle l'arrivée de ce Messie sur Terre, Jésus-Christ, Fils de Dieu, qui vient réaliser ce Royaume indestructible en l'Eglise, son Corps spirituel.

Matthieu 27:11
Or Jésus fut présenté devant le Gouverneur, et le Gouverneur l'interrogea, disant: Es-tu le Roi des Juifs? Jésus lui répondit: Tu le dis.

Matthieu 25:34  
Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite: venez les bénis de mon Père, possédez en héritage le Royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde.

Pourquoi les deux Testaments ne sauraient être séparés l'un de l'autre...

Le Nouveau Testament est centré sur Jésus : or on trouve entre l'Ancien Testament et le Nouveau Testament 848 références liées :

  • Parmi ces références liées, 562 passages de l'Ancien Testament sont évoqués dans le Nouveau Testament,
  • mais plus intéressant, il y a en plus 286 passages de l'Ancien Testament qui sont allégués mot pour mot dans le Nouveau Testament.
  • Et sur ces 286 allégations mot pour mot, on peut en dénombrer 91 qui sont en rapport direct avec le Messie Jésus-Christ : C'est lui qui accomplit les prophéties données au peuple juif depuis Adam (Genèse 3:15), en pensant par Abraham (Ge 12:3) et jusqu'à Malachie (Ma 4:6), le dernier prophète des écrits hébraïques !

Dans l'AT, Dieu confie à Esaïe la vision d'un Messie, lumière pour sauver le monde :

Esaïe 49:8-9 Ainsi a dit l'Eternel: je t'ai exaucé au temps de la bienveillance, et je t'ai aidé au jour du salut; je te garderai, et je te donnerai pour être l'alliance du peuple, pour rétablir la terre, et afin que tu possèdes les héritages désolés. Disant à ceux qui sont garrottés; sortez; et à ceux qui sont dans les ténèbres; montrez-vous. Ils paîtront sur les chemins, et leurs pâturages seront sur tous les lieux haut élevés.

Quelque 700 ans plus tard, dans le NT l'apôtre Paul reprend cette prophétie pour évoquer que la prédication de Jésus-Christ est la lumière du salut parmi les païens :

Actes 13:47-48
Car le Seigneur nous l'a ainsi commandé, disant: je t'ai établi pour être la lumière des Gentils, afin que tu sois en salut jusques aux bouts de la terre. Et les Gentils entendant cela, s'en réjouissaient, et ils glorifiaient la parole du Seigneur; et tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle, crurent.

Grâce à la mort et à la résurrection du Messie...

Ce grand Messie, Roi, tant attendu du peuple juif, n'a pas été reçu par eux, car ils espéraient le rétablissement d'un royaume d'ici-bas, tandis que Jésus leur promettait un Royaume d'un autre monde, spirituel et d'en-Haut.

Le Roi attendu par les juifs devaient être fort et indestructible, or Jésus est venu en serviteur humble et souffrant.

(Ci-contre, un tombeau tel que les juifs les fabriquaient au temps du Seigneur Jésus).

Pourtant une prophétie d'Esaïe annonçait déjà que le Messie devait souffrir à mort pour le salut de son peuple :

Esaïe 53:3-5
Il est le méprisé et le rejeté des hommes, homme de douleurs, et sachant ce que c'est que la langueur; et nous avons comme caché notre visage arrière de lui, tant il était méprisé; et nous ne l'avons rien estimé.  Mais il a porté nos langueurs, et il a chargé nos douleurs; et nous avons estimé qu'étant ainsi frappé, il était battu de Dieu, et affligé.  Or il était navré pour nos forfaits, et froissé pour nos iniquités, l'amende qui nous apporte la paix a été sur lui, et par sa meurtrissure nous avons la guérison.

La crucifixion mortelle de Jésus-Christ et sa mise au tombeau dans une grotte ont été l'accomplissement de cette prophétie du salut donnée par Esaïe. Mais là ne s'arrête pas l'oeuvre que Jésus est venue faire sur terre, il lui fallait aussi vaincre la mort et en détruire le pouvoir sur les hommes : il lui fallait ressusciter selon cette autre prophétie d'Esaïe !

Esaïe 25:8-9
Il détruira la mort par sa victoire; et le Seigneur l'Eternel essuiera les larmes de dessus tout visage, et il ôtera l'opprobre de son peuple de dessus toute la terre; car l'Eternel a parlé.  Et l'on dira en ce jour-là; voici, c'est ici notre Dieu; nous l'avons attendu, aussi nous sauvera-t-il; c'est ici l'Eternel; nous l'avons attendu; nous nous égayerons, et nous réjouirons de son salut.

Et voici que 700 ans plus tard, l'apôtre Paul déclare l'accomplissement de cette prophétie pour notre salut et notre résurrection finale :

1 Corinthiens 15:53- 57
Car il faut que ce corruptible revête l'incorruptibilité, et que ce mortel revête l'immortalité.  Or quand ce corruptible aura revêtu l'incorruptibilité, et que ce mortel aura revêtu l'immortalité, alors cette parole de l'Ecriture sera accomplie: la mort est détruite par la victoire.  Où est, ô mort, ton aiguillon? où est, ô sépulcre, ta victoire?  Or l'aiguillon de la mort, c'est le péché; et la puissance du péché, c'est la Loi.  Mais grâces à Dieu, qui nous a donné la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ.

Voici l'espérance que propose la Bible, Sainte Parole de Dieu, pour chaque homme et chaque femme qui croira cette affirmation de Jésus-Christ :

Jean 5:24
En vérité, en vérité je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m'a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie.

 

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